C’est décidé : vous voulez travailler dans le social. Accompagner des personnes et des familles vers l’autonomie vous fait vibrer. Seul bémol : la question de la rémunération est encore floue pour vous.
À quel salaire s’attendre quand on décroche son premier poste d’assistant de service social (ASS), d’éducateur spécialisé (ES) ou de conseiller en économie sociale familiale (CESF) ? Entre le secteur public, le secteur associatif, les différentes conventions collectives et les primes récentes, il est parfois difficile de s’y retrouver et de comprendre ce que vous allez réellement toucher à la fin du mois.
On fait le point.
Dans le secteur social, le salaire de base est presque toujours dicté par des grilles indiciaires (dans le public) ou des conventions collectives (dans le privé non lucratif). Votre diplôme d’État (souvent de niveau Bac+3 aujourd’hui) vous positionne à un échelon précis.
Depuis le passage en catégorie A des principaux diplômes du social, les salaires ont été revalorisés. Un travailleur social qui débute dans le public (par exemple, dans un Conseil Départemental ou un hôpital) commence généralement autour de 1 900 € à 2 100 € bruts par mois (hors primes), soit environ 1 500 € à 1 650 € nets.
Bon à savoir 💡 Vous pouvez retrouver les grilles indiciaires directement sur les sites des collectivités.
Le secteur privé non lucratif est régi par de grandes conventions collectives qui calculent le salaire selon un système de points.
Bon à savoir 💡 La plupart des travailleurs sociaux peuvent toucher le« Ségur du social », la prime Ségur étendue aux métiers du social. Elle octroie environ 183€ nets par mois.
Le salaire d’un travailleur social n’est pas figé. Plusieurs critères majeurs peuvent considérablement modifier votre rémunération globale :
Travailler en internat (Maison d’Enfants à Caractère Social – MECS, centres d’hébergement…) implique des permanences de nuit, des week-ends et des jours fériés. Ces contraintes ouvrent droit à des indemnités et des primes de sujétion qui peuvent booster le salaire net de 150 € à 300 € par mois.
Le coût de la vie est parfois pris en compte, notamment dans le public. En Île-de-France ou dans les grandes métropole, une indemnité de résidence peut être proposée.
Chaque échelon franchi vous permet d’augmenter automatiquement vote salaire. Si vous avez exercé des métiers proches avant votre diplôme (faisant fonction d’éducateur, animateur, etc.), n’hésitez pas à le préciser lors de votre négociation salariale. Une partie de votre ancienneté peut être prise en compte pour grimper d’échelon dès l’embauche.
Le secteur social offre de vraies passerelles professionnelles. Si vous souhaitez voir progresser votre rémunération après quelques années de terrain, plusieurs options s’offrent à vous :
C’est la voie classique : dans le public comme dans le privé, vous changez d’échelon tous les 1 à 3 ans. Un éducateur spécialisé en fin de carrière sous la CCN 66 peut ainsi dépasser les 3 200 € bruts par mois (hors primes).
Devenir expert sur une thématique (coordination de parcours, ingénierie sociale, médiation familiale) permet d’accéder à des postes transversaux mieux rémunérés.
C’est le levier le plus efficace pour augmenter significativement son salaire. Après quelques années d’expérience, vous pouvez viser des postes de chef de service ou de direction :
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Si les salaires dans le social ont pesé sur l’attractivité des métiers, on observe toutefois quelques évolutions. Face à la pénurie de profils, les employeurs sont de plus en plus ouverts à la discussion. En plus de la rémunération, regardez également les conditions de travail et les avantages annexes (flexibilité des plannings, tickets restos, crèche, aide au logement…) avant de faire votre choix sur une offre d’emploi.
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