Les métiers de demain dans le médico-social et social
Le secteur sanitaire, médico-social et social est en pleine mutation. Les nouvelles technologies, mais aussi la reconnaissance de pathologies bouleversent les prises en charge et demandent des évolutions organisationnelles.
L’Anap a dressé la liste de 34 métiers existants à l’étranger et qui pourraient émerger en France dans les années à venir. Parmi eux, retrouvez notre sélection des métiers apparentés au médico-social et social :
Coach santé et bien-être
Déjà existant au Royaume-Uni, les coachs santé et bien-être ont pour objectif d’accompagner les bénéficiaires afin d’améliorer leur santé, leur vitalité et leur bien-être. Ils les aident à définir des objectifs, les encadrent et les motivent.
Les coachs santés travaillent au sein d’équipes pluridisciplinaires de soins. Leur action permet d’améliorer la santé des bénéficiaires mais aussi prévenir certaines maladies.
En France, ce métier pourrait émerger sous l’appellation « Coach prévention et adhésion du patient » sur des modalités similaires à celles mises en oeuvre par le NHS britannique.
Médiateur en santé
Aux Etats-Unis, les « Community Health Workers » sont chargés de faire le lien avec des populations précarisées pour les accompagner dans leur démarches d’accès aux soins et à la santé.
Ils collaborent également avec les partenaires qui représentent les communautés, font la liaison entre les établissements de santé, les services municipaux et les habitants du territoire.
En France, ce métier existe déjà dans les CH de Mayotte, en Guyane et à Créteil et pourraient être davantage développé. L’enjeu est d’identifier les personnes ressources (compétences en langues, connaissance de la population locale…) qui pourraient être complémentaires avec d’autres professions du social, comme les assistants sociaux.
Assistant au projet et parcours de vie (APPV)
L’APPV accompagne l’approche sur mesure des personnes en situation de handicap et vient compléter les dispositifs existants. Il apporte notamment un appui innovant dans le parcours et dans l’élaboration de projet de vie dans le respect du libre choix et l’exercice du pouvoir de dire et d’agir des familles concernées par le handicap.
En France, ce métier existe déjà et des parcours de formation dédiés émergent afin de répondre au besoin de certification.
Accompagnatrice des premiers jours de vie
Appelé.e « Kraamzorg » aux Pays-Bas, l’accompagnatrice aux premiers jours de vie accompagne les nouveaux parents dans leur parentalité. Elle intervient à domicile après la naissance, prodigue les soins à la mère et l’enfant sous supervision d’une sage-femme ou d’un maïeuticien, gère l’intendance de la maison et soutient l’apprentissage à la parentalité.
La formation s’étend sur trois ans et aboutit à l’obtention d’un diplôme d’État, équivalent à celui d’aide-soignant.
En France, ce métier permettrait également d’investir le champ de l’accompagnement post-natal, actuellement occupé par des professions sans supervision, comme les doulas.
Coordinateur des soins
En Belgique, le coordinateur a pour mission d’assister toute personne souhaitant rester dans son lieu de vie, en organisant les prestations de soins, d’aide et de services, et en veillant à la continuité et à la qualité du maintien à domicile.
Le coordinateur des soins et des relations avec les usagers a généralement un profil d’assistant de service social ou paramédical (infirmier en santé communautaire, ergothérapeute, etc.). Certaines écoles proposent des modules spécifiques aux problématiques liées à la perte d’autonomie mais la plupart des compétences spécifiques au métier s’acquièrent par expérience et/ou en formation continue.
Pour découvrir la cartographie complète des métiers, c’est par ici :
