Vingt-deux organisations demandent mention des soins primaires dans la pratique avancée infirmière

capture-decran-2016-12-02-a-16-10-06Publié le 23.04.2018 par Clémence Nayrac
Article Hospimedia

Vingt-deux associations, syndicats ou fédérations de professionnels de santé formulent une demande commune de développer la pratique avancée infirmière en soins primaires. Dans une lettre ouverte adressée à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, datée du 18 avril, ces organisations* estiment que les textes relatifs au nouvel exercice infirmier restent, pour l’heure, trop hospitalo-centrés.

« Il est indispensable que les textes réglementaires concernant les infirmières et les infirmiers exerçant en pratique avancée (IPA) intègrent un domaine d’intervention comprenant les spécificités des parcours et prises en charge en médecine générale, notamment les pratiques en équipe de soins primaires », déclarent les signataires. Ils expliquent par conséquent que, sans mention de cette spécificité dans le futur décret, les universités ne pourront pas construire avec les enseignants en médecine générale, en spécialités et en sciences infirmières, un programme de master adapté aux futurs IPA en soins primaires.

C’est d’ailleurs ce que de nombreuses organisations signataires signalent depuis plusieurs semaines, à l’image de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS, lire notre article). Le décret tel que rédigé dans ses dernières versions (lire notre article) est « essentiellement » dédié à des spécialités hospitalières, telles que l’oncologie et la néphrologie et à huit pathologies stabilisées « conçues en silos qui ne correspondent pas à la logique de prise en charge globale des patients en soins primaires » ? Et les signataires de préciser que six de ces pathologies ne figurent même pas dans la liste des cinquante premiers motifs de consultation en médecine générale.

« Nous proposons donc simplement la modification dans le décret IPA du domaine d’intervention « pathologie chroniques stabilisées » en « pathologies choniques stabilisées, polypathologies, actions de prévention et autres prises en charge en soins primaires », déclarent-ils. Ils indiquent en outre que plusieurs organisations scientifiques et professionnelles se sont déjà portées volontaires pour participer à un groupe de concertation qui écrirait, en collaboration avec les services du ministère, un référentiel d’activités et de compétence prenant en compte les spécificités des parcours des patients et les pratiques professionnelles en soins primaires. « Les activités, les compétences et la formation des IPA en soins primaires est un sujet primordial pour le développement des soins primaires, l’accessibilité pour tous, en proximité, à des parcours de santé pertinents et de qualité, et la réduction des recours inappropriés aux urgences et à l’hospitalisation, qui comptent parmi les principaux axes de la stratégie nationale de santé 2018-2022″, concluent les signataires.

 

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