Le grand plan métiers du grand âge traitera de « quatre leviers de changement majeurs »

capture-decran-2016-12-02-a-16-10-06Publié le 10.04.2019 par Agathe Moret
Article Hospimedia

Dans sa réponse aux questions orales du Sénat, Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès d’Agnès Buzyn, a annoncé ce 9 avril que le grand plan métiers du grand âge promis par la ministre de la Santé traiterait des quatre axes de travail.

Intervenue dans le cadre des questions orales sans débat du Sénat, le 9 avril dernier, la sénatrice Martine Berthet (LR, Savoie) a interpellé le Gouvernement sur « la situation d’extrême urgence dans laquelle se trouvent les structures d’aide à domicile en zone de montagne». Évoquant la baisse des effectifs salariés et la rémunération « déconnectée de la réalité et des nécessités de leur travail » — deux problématiques exemplifiées par le départ, au sein de l’ADMR de Bozel (Savoie), de vingt-six des trente auxiliaires de vie — ainsi que la surcharge de travail en Ehpad, l’élue a insisté : « Il devient plus qu’urgent de reconsidérer le mode de recrutement, la rémunération et les conditions de travail des auxiliaires de vie. » Aussi s’est-elle interrogée sur les délais dans lesquels « sera nommée la personne chargée des métiers du grand âge annoncée par [la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn] et si, dans le séquençage des mesures présentées, celle qui concerne les métiers du grand âge sera une priorité».

Soulignant devoir « désormais travailler sur la base du rapport à la meilleure façon de procéder pour que les financements apportés au secteur permettent réellement de mieux rémunérer les personnels et d’améliorer l’attractivité du secteur » de l’aide à domicile, Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès d’Agnès Buzyn, a signalé que le grand plan métiers promis par la ministre lors de la remise du rapport de Dominique Libault (lire notre article) travaillera « sur quatre leviers de changement majeurs». À savoir : les effectifs, « qui doivent augmenter pour accroître le temps de présence auprès des personnes » ; la prévention de la pénibilité du travail ; les perspectives de carrière diversifiées, qui « doivent être ouvertes à ces professionnels » ; ainsi que les formations et les compétences, « qui doivent évoluer pour mieux préparer les professionnels aux attentes nouvelles. Cette montée en compétence, a-t-il poursuivi, et cette évolution des métiers devront s’accompagner, me semble-t-il, de revalorisations salariales. »

L’identité de la personnalité qualifiée n’a quant à elle pas été dévoilée mais sa nomination, a assuré le secrétaire d’État, devrait intervenir « dans un délai très rapide».


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