Des voix s’élèvent pour la création d’un poste d’infirmier en chef au niveau gouvernemental

Publié le 09/06/21 par Clémence Nayrac

Article Hospimedia 

 

L’OMS vient de se prononcer sur « l’importance vitale » de nommer des directeurs des soins infirmiers à l’échelon gouvernemental dans chacun de ses États membres. Une décision saluée et relayée par l’Anfiide et le Conseil international des infirmières.

L’Assemblée mondiale de la santé (AMS), l’organe directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), vient d’adopter les nouvelles Orientations stratégiques mondiales pour les soins infirmiers et obstétricaux 2021-2025. Une décision saluée par le Conseil international des infirmières (CII), relayé ce 8 juin par l’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et des étudiants (Anfiide).

Les orientations adoptés traitent en effet « un grand nombre de questions sur lesquelles le CII a fait campagne durant ces dix-huit derniers mois« , explique l’instance internationale. Parmi ses orientations, elle évoque : la pénurie mondiale actuelle d’au moins six millions d’infirmiers ; la nécessité d’investir dans les emplois, la formation, le leadership et la pratique des soins infirmiers ; ou encore la sécurité des infirmiers en cette période de pandémie. Elle insiste surtout sur « l’importance vitale de nommer des directeurs des soins infirmiers à l’échelon gouvernemental dans chacun des États membres de l’OMS« .

Un rôle crucial pour les politiques de santé

Une création qu’encourage vivement l’Anfiide. L’association souhaite en effet « la création d’un poste d’infirmière en chef au niveau gouvernemental habilitée à jouer un rôle crucial dans la planification, le développement, la mise en œuvre, l’évaluation des politiques de santé et du système de santé« . « La pandémie a montré la force, le courage, le travail de l’ensemble de la profession infirmière », explique l’Anfiide. La profession, par ailleurs « très unie », a également montré une « prise de conscience aiguë de l’intérêt collectif avec notamment l’instauration de partenariats et de collaborations innovants au service des malades dans tous les environnements de soins« . L’Anfiide, comme les instances internationales, estime ainsi que cette crise doit servir de « catalyseur » pour que les infirmières participent à tous les niveaux des prises de décision et fassent entendre leur expertise dans la sphère politique.

« La profession infirmière française compte aujourd’hui près de 750 000 infirmiers. Notre groupe professionnel a été contraint de s’adapter aux évolutions du système de santé sans toujours être consulté dans les processus de prise de décision« , regrette l’Anfiide. Pourtant, « avec une haute conscience des besoins de la population et du service rendu auxquels ils contribuent« , les infirmiers sont très engagées au sein de leurs instances professionnelles, associatives, syndicales, ordinales et collégiales, « afin de relever les défis de santé dans une société en perpétuelle mutation« , développe l’association.

« La force de nos effectifs, la confiance élevée de nos citoyens, notre contribution permanente à défendre la santé pour tous, notre habitude réflexe du partenariat interprofessionnel, renforcent cette vision systémique nous amenant à postuler qu’aujourd’hui plus que jamais la communauté infirmière doit contribuer au processus d’élaboration des politiques de santé« , conclut-elle. C’est également ce que développe Annette Kennedy, la présidente du CII, dans un courrier transmis au président de la République le 23 avril dernier.

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